Après le glyphosate et les néonicotinoïdes, le chlorpyrifos est considéré comme le nouveau scandale phytosanitaire

C’est un pesticide interdit en France et pourtant on en retrouve des résidus dans les fruits et légumes vendus en rayon. Le chlorpyrifos, encore autorisé dans l’Union européenne, doit être réévalué par la Commission européenne, sa licence d’autorisation de mise sur le marché arrivant à échéance. Mais les associations appellent à son interdiction. Il est accusé de faire baisser le QI des enfants et d’être neurotoxique. 

Après le glyphosate et les néonicotinoïdes la substance phytosanitaire chlorpyrifos pose question. La licence de ce pesticide, interdit depuis 2016 en France dans les cultures fruits et légumes à l’exception de l’épinard, arrive à échéance dans l’Union européenne. Les États membres vont devoir trancher sur un renouvellement, ou non, de sa licence. Or, plusieurs études indépendantes ont montré que cet substance insecticide était très nocif pour les enfants.

Le chlorpyrifos est une molécule chimique organochlorée (composée d’azote et chlore). Elle est utilisée comme insecticide dans l’agriculture pour lutter contre les pucerons, les chenilles et les mouches des semis, depuis un demi-siècle. Ce produit phytosanitaire, essentiellement commercialisé par l’entreprise américaine Dow Chemical, fait actuellement l’objet d’une évaluation scientifique menée par l’Agence européenne pour la sécurité des aliments (EFSA). Sa licence dans l’Union Européenne expire en effet fin janvier 2020 et elle pourrait bien ne pas être renouvelée, selon des informations du Monde, mardi 18 juin.

Selon une étude réalisée par un groupe de chercheurs internationaux publiée en 2015 dans la revue Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism, la famille de pesticide à laquelle appartient le chlorpyrifos ferait perdre en moyenne 2,5 points de quotient intellectuel (QI) à chaque enfant européen.

Malgré son interdiction dans l’Hexagone, les Français peuvent encore trouver du chlorpyrifos dans leurs fruits et légumes, notamment les oranges, les pommes ou les laitues à travers les produits importés. Une étude de l’Alliance pour la santé et l’environnement (HEAL) estime que ce pesticide fait partie des 15 principales substances actives les plus fréquemment trouvées dans les fruits et légumes en Europe alors même que huit pays européens ne l’autorisent plus dans le cadre d’un usage agricole.

L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) devra rendre son rapport concernant le chlorpyrifos dans les prochaines semaines. Ce qui permettra à la Commission européenne de s’appuyer sur ses conclusions pour décider du renouvellement de la licence.

Source : www.novethic.fr

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